Affaire primes des Panthères du Gabon: l’intervention d’Ali Bongo ramène la sérénité

Avant leur participation à la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations, Patrick Neveu, son staff et les joueurs de l’équipe nationale étaient en proie à un malaise collectif lié aux propositions des primes de match. Devant la persistance de ce climat délétère qui ternit l’image de notre pays, le Chef de l’Etat Ali Bongo est monté au créneau pour ramener la sérénité.

C’est en tout cas, ce que révèle l’hebdomadaire Jeune Afrique. Face aux faramineuses exigences de l’encadrement technique des Panthères du Gabon, la Présidence de la République et le Gouvernement ont au final imposé un autre système de rémunération avec des primes aux montants réduits jusqu’aux quarts de finale.

Selon les révélations de l’hebdomadaire Jeune Afrique, les joueurs de la sélection gabonaise ont exigé des « primes de regroupement (855 millions de FCFA), par match gagné en phase de groupe (1,32 milliard de F CFA) puis pour les huitièmes de finale (550 millions de F CFA) et les quarts (1,1 milliard de F CFA) ».

Et l’hebdomadaire de poursuivre :« L’appétit des membres de la sélection – les joueurs, le staff, le sélectionneur (Patrice Neveu) et le manager général (Pierre François Aubameyang, le père du joueur Pierre-Emerick) –est sans limites. Ils exigent ainsi la somme astronomique de 3,8 milliards de F CFA pour une qualification en quarts de finale, soit cinq fois la moyenne des autres équipes africaines et plus que le montant attribué par la CAF au vainqueur de l’épreuve ! Autre exigence incongrue : le staff, y compris les intendants et les kinésithérapeutes, demande la même somme que les joueurs et, pire encore, le sélectionneur et le manager général, eux, exigent le double », révèle Jeune Afrique.

« Face à ces demandes démesurées, le Gouvernement et la Présidence ont proposé un autre système de rémunération. Notamment des primes moins importantes pour l’encadrement technique et médical et des montants globaux revus à la baisse jusqu’aux quarts de finale. En revanche, si les Gabonais allaient plus loin dans la compétition, une partie du cash price donné par la Caf serait distribuée directement aux membres de la sélection ».

Une décision à laquelle les joueurs se sont finalement pliés puisqu’ils ont accepté de quitter Dubaï et rallier le Cameroun pour prendre part à la compétition. Un dénouement obtenu grâce à l’intervention personnelle du Président de la République.

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