Conseil de sécurité de l’ONU : le Gabon organise sa riposte contre les manœuvres de Félix tshishekedi.

*** Local Caption *** Sommet de l' Union Africaine , sesssion sur Boko Haram .

Depuis quelques mois, le Gabon et la République démocratique du Congo ne s’accordent pas les violons. En cause, le non-respect des textes régissant l’Union Africaine en vue de la désignation des candidats au conseil de sécurité de l’ONU.

En effet, le Gabon avait officiellement été désigné en février dernier aux côtés du Ghana au nom de l’Union Africaine pour être les candidats au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2022-2023. Le Président de la RDC, Félix Tshisekedi, sentant l’étau se resserrer autour de lui dans la perspective des présidentielles dans son pays, profite de sa position de président en exercice de l’UA pour se positionner. Selon certaines indiscrétions, il tente de se prévenir d’éventuelles sanctions de la part de la communauté internationale. Pour ce faire, il vient de dépêcher à Washington une délégation afin de plaider sa cause. Des manœuvres très mal perçues par le palais de Libreville qui organise la riposte.

A en croire nos confrères de Jeune Afrique, « une équipe de hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères et de la présidence se trouve déjà à New York pour mener campagne. Cette mission de lobbying doit être rejointe en fin de semaine par Atoki Ileka, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et ancien ambassadeur de RDC en France et aux Nations unies, puis, en début de semaine prochaine, par le nouveau ministre des Affaires étrangères Christophe Lutundula. »

Dans une série de tweets diffusées ce matin, l’ambassadeur du Gabon auprès de l’UA, Hermann Immongault, ne dit pas autre chose. « L’UA fait désormais le choix strict du respect de ses textes. (La candidature de la RDC est une) remise en question de sa gouvernance et de son leadership (…) Ce n’est ‘L’Afrique que nous voulons’. Le Gabon, lui, joue sa partition. En toute légalité. En toute légitimité », a réagi le diplomate soulignant que son pays était dans son bon droit.

Celui-ci insiste par ailleurs sur le fait que si Libreville avait été choisi à l’époque, c’est pour des raisons objectives en regard de la solidité de son dossier. « Le Gabon est très présent sur les dossiers de l’environnement, de la lutte contre le terrorisme et plus généralement de la sécurité », rappelle M. Immongault. « On ne peut en dire autant de la RDC, surtout en regard de ce qui se passe à l’est du pays où la situation en fait qu’empirer », constate un ambassadeur sud-africain. « Raison pour laquelle la candidature de Libreville avait nettement été préférée à celle de Kinshasa », remémore-t-il.

Les manœuvres de la RDC donnent une fois encore une image peu reluisante à l’Afrique. Du côté du Gabon, les autorités s’activent pour faire respecter les textes de l’Union Africaine.

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