Déforestation de la forêt équatoriale : la nécessité de revoir les politiques sur l’environnement

Depuis la mise en place des conférences et autres organisations en vue de lutter de façon efficace contre les changements climatiques, la communauté internationale n’a jamais pris des décisions capables d’amener de véritables changements de comportements. Aucune valeur n’a été donnée aux services écosystémiques fournis par les ressources naturelles dont dépend le développement des nations.

Selon le Ministre gabonais de l’Environnement Lee White, les changements et autres bouleversements qui pourraient se dérouler dans la sous-région d’Afrique centrale, notamment les migrations humaines avec l’instabilité de la région et la perte des services écosystémiques en cas d’intensification de la déforestation, peuvent avoir des retombées négatives sur d’autres continents, en matière d’environnement. D’où, pense le Ministre gabonais la nécessité de mettre un véritable plan d’action.

« Pendant des siècles, nous avons agi par ignorance, avec peu ou pas d’impact. Mais après les sommets de l’ONU sur l’environnement de 1972 et de la Terre à Rio en 1992, nous ne pouvons plus prétendre à l’ignorance. À Rio, nous savions que pour chaque hectare de forêt naturelle que nous défrichions, il y avait un prix à payer pour les générations futures, que pour chaque tonne de charbon ou de pétrole que nous brûlions, nous devions absorber une quantité équivalente de CO2 et purifier l’air que nous respirons » a affirmé Lee white le Ministre de l’Environnement dans une tribune sur Jeune Afrique.

A en croire ce dernier, il serait encore possible de prendre des bonnes décisions en mettant en place un excellent plan d’action. Le meilleur exemple de stratégie serait, dit-il, le Costa Rica, dont les services écosystémiques et la couverture forestière dépasse à nouveau les 50% et depuis lors ce pays est un leader mondial dans l’intégration de la valeur des services environnementaux et de la biodiversité dans son développement national, dit-il.

Des performances qui pourraient également amener les Etats de la sous-région d’Afrique centrale à réorganiser leur plan d’action pour répondre aux grands défis du moment.

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