Discours des vœux à la Nation : Ali Bongo Ondimba fustige les discours tribalistes

Soucieux de la cohésion et  de l’unité nationale, le chef de l’Etat Ali Bongo a dit refuser les discours de haine et de tribalisme. Le 31 décembre, ce dernier  a mis  en garde contre les « vieux démons du tribalisme » au Gabon.

À l’instar de l’ancien premier ministre Paul Biyoghe Mba, qui s’en est pris mi-décembre aux Nzebis ou encore du président du Rassemblement des Gaulois, Max Anicet Koumba, qui avait tenu des propos « antirépublicains » visant particulièrement l’ethnie Fang. Le chef d’Etat a lors de son adresse indiqué que les discours de haine n’ont pas de place dans le pays.

« Mais il y a pire encore. Les cassandres qui, en mal d’inspiration et à la recherche d’une existence publique, n’ont rien trouvé de mieux que de ressusciter les vieux démons du tribalisme. L’Histoire nous apprend au quotidien que le résultat de tels agissements conduit à la désolation, aux crises et aux tensions fratricides. Le Gabon est un pays divers et uni. L’Union est l’une des trois composantes de notre devise.

Or, des apprentis sorciers insufflent aux oreilles de nos compatriotes le poison de la division. Ils montent telle communauté contre telle autre. Telle ethnie contre telle autre. Telle province contre telle autre. Je mets en garde ces apprentis sorciers qui distillent la haine. Je serai intraitable avec eux. Moi Président, le Gabon restera un et indivisible. Tous les Gabonais et toutes les Gabonaises sont frères et sœurs. Et ils le resteront. Je voudrais le répéter ici et avec force, « nous n’avons pas de pays de rechange » ! »

Un discours pour  interpeller  toute la classe politique, pour permettre au pays de demeurer  dans la cohésion.

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