Droit de la femme : la société civile félicite le gouvernement.

La nouvelle réforme du code du travail sur les droits de la femme, plus particulièrement les modifications apportées pour ce qui est de l’obligation de l’obéissance de la femme, a été saluée par certains membres de la société civile.

Interviewé par nos confères de Gabon media time, Sidonie Flore Ouwé, présidente du Salon de la Femme, pense que cette modification n’est que la restauration de l’humain.

« L’obligation d’obéissance de la femme à l’égard de l’homme a un sens biblique. Quand on prend le sens biblique, le contenu est différent de celui donné par les hommes. Lorsqu’on prend le principe d’égalité, qui est un principe fondateur de notre Etat, c’est-à-dire les hommes sans différenciation de sexe, l’obéissance de la femme n’a pas de place. Dans un Etat de droit, l’obligation, voire le devoir d’obéissance telle l’obéissance d’un chien à son maître : lève toi, tu te lèves ; couches toi, tu te couches, n’a pas de sens. Pour le Salon de la femme, ce n’est qu’une restauration de l’humain, une restitution. On rend tout le contenu du principe d’égalité à la femme. C’est donc une bonne chose », dit-elle.

Même son de cloche chez Madame le conseiller municipale du 1er arrondissement de Franceville et par ailleurs conseiller du ministre de la Culture, Karine Cécilia Arissani, qui estime que cette modification ne peut en aucun cas modifier nos us et coutumes, qui recommande le respect et l’obéissance à son homme.

Pour cette dernière, « Ce projet de modification de certaines dispositions de notre Code civil est à saluer. Nous sommes tous humains certes, mais la femme a toujours obtenu certains droits élémentaires longtemps après les hommes. De même que les cas de spoliation et de maltraitance en tous genres sont le quotidien de beaucoup d’entre nous. Avec cette nouvelle donne, les droits des femmes seraient plus égalitaires pour le bien-être de la société », dit-elle.

Et de préciser que, « Dans nos us et coutumes, le respect et l’obéissance à son homme ont toujours été des valeurs cardinales dans le couple. Je ne pense pas que ces réflexes disparaîtront.

Seulement, certains hommes en profitaient pour « chosifier » la femme et plusieurs drames, (souvent étouffés), ont eu lieu dans notre pays. Par le fait de la loi, la femme sera ainsi mieux protégée dans le cadre de son intégrité physique et morale. Cela dit, cette disposition du code civil ne doit pas être une raison pour « défier », à souhait, son époux. Il faut plutôt travailler à la synergie des forces pour l’épanouissement de la famille ».

C’est donc, des modifications saluées par les acteurs de la société civile qui vont participer la promotion des droits de la femme.

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