En mission à Libreville il y a quelques jours, dans le cadre d’une mission de consultation annuelle, le Fond monétaire international (FMI) a conditionné la mise en place d’un éventuel nouveau programme de prêt à la suppression de nombreux régimes d’exemptions fiscales et douanières à la zone économique spéciale de Nkok.
Il s’agit d’un programme qui s’étale sur trois ans au titre de mécanisme élargi de crédit en vue de soutenir la politique économique et les efforts de réformes du gouvernement. Il faut dire qu’à l’instar des autres pays de la planète, le Gabon a essuyé de plein fouet le contrecoup des effets de la pandémie de Covid-19. Cet accord permettra sans aucun doute de soutenir le pays en matière de relance économique.
Lors de ses entretiens avec le FMI, le pays a fermé la porte à tous les régimes d’exception sur les produits de première nécessité. Il a également reconnu que plusieurs régimes d’exception industrielle représentaient un manque à gagner pour l’Etat.
En effet, entre 2017 et 2020, le FMI avait déjà exigé du Gabon, l’élimination de très nombreux régimes fiscaux et douaniers, qui collectivement représentaient 7% du produit national brut. Lors de son audit annuel, il y a quelques jours, elle a ciblé la zone économique spéciale de Nkok mise en place par Olam. Une exigence du fond monétaire international qui devrait permettre au Gabon de mieux ficeler son programme de mécanisme élargi de crédit.