Gabon/ Crash d’un hélicoptère de l’armée française: les huit militaires relaxés.

Les huit militaires français poursuivis pour homicides et blessures involontaires viennent d’être relaxés  ce 8 juillet, par  le tribunal correctionnel de Paris. C’est en tous cas la décision que vient de prendre les autorités judiciaires françaises. 
 
Le 17 janvier 2009, un Cougar s’était abîmé quelques instants après son décollage depuis le pont d’un bâtiment de la marine nationale, qui naviguait dans le golfe du Biafra pendant un exercice militaire franco-gabonais baptisé « N’gari ». Trois membres d’équipage et cinq membres des forces spéciales avaient péri. Douze ans après l’accident d’hélicoptère, Le tribunal correctionnel de Paris a suivi les réquisitions du ministère public, qui avait estimé qu’«aucun » des prévenus n’était « responsable » de cet accident.  Après plusieurs audiences, le commandant du navire et le chef du détachement de l’aviation légère de l’armée de terre au Gabon,  avaient été renvoyés devant la justice, soupçonnés de différents manquements ayant permis l’accident.

 « Le tribunal a entendu, vu, perçu la souffrance immense des parties civiles », a déclaré la présidente en préambule. « Cette décision ne vise aucunement à remettre en cause le préjudice des victimes, mais nous nous sommes attachés à rechercher si les faits reprochés constituaient des infractions. La réponse est non », a-t-elle poursuivi. Les juges ont estimé qu’une « faute » ayant un « lien de causalité certain » avec l’accident n’était pas établie. Le réentraînement du pilote tout comme le décollage de l’hélicoptère le jour même étaient « possibles réglementairement », selon la décision. Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public, qui avait estimé qu’« aucun » des prévenus n’était « responsable » de cet accident.

Une décision  qui vient réconforter les familles des militaires qui, jusqu’alors ne savaient plus à quel saint se vouer depuis les évènements malheureux de  janvier 2019.

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