Journée de l’Enfant africain : les mineurs en détention à la prison centrale de Libreville honorés

La prison centrale de Libreville a servi de cadre aux manifestations de la Journée de l’Enfant africain le vendredi 17 juin 2022. A cette occasion, un hommage particulier a été rendu aux mineurs détenus à travers la journée récréative organisée en leur attention autour du thème : « Éliminer les pratiques néfastes affectant les enfants ».

Le Gabon a décidé pour l’édition 2022 de la Journée mondiale de l’Enfant africain de célébrer les mineurs en conflit avec la loi autour d’une journée récréative. Organisée par la Direction des affaires sociales, de la protection de l’enfance et de l’assistance judiciaire, la cérémonie s’est déroulée dans une ambiance conviviale, en présence du secrétaire général du ministère de la Justice, François Mangari, représentant le ministre empêché, du Commandant en chef de la Sécurité pénitentiaire, le général de division Jean Germain Effayong Onong, et des représentants des organismes internationaux.

Désormais conscients, ces mineurs garçons et filles qui, après une prise en charge éducative par les travailleurs sociaux spécialisés du ministère de la Justice, ont décidé de changer de comportement. François Mangari a précisé que le but de cette manifestation est double. « Il s’agit, d’une part, de montrer aux enfants que la prison ne saurait être une fatalité et que, bien qu’en détention, ils ne doivent pas se considérer comme des parias de la société. Ils doivent plutôt saisir cette occasion pour essayer de devenir des personnes meilleures et regagner leurs places parmi nous », a déclaré le secrétaire général du ministère de la Justice.

Faisant un rappel des politiques publiques mises en place en faveur de la protection de l’enfant, le secrétaire général a réitéré que grâce à l’implication personnelle de la Première dame, Sylvia Bongo Ondimba, et l’accompagnement des partenaires internationaux, le Gabon a mis en place un système de scolarisation au sein des prisons dont l’efficacité est plus que remarquable, à en juger les résultats des examens (CEP, BEPC et BAC). Pour lui, ces écoles constituent un espoir, et surtout un moyen de redonner espoir à ces jeunes que l’on croyait totalement perdus.

« Le combat pour l’avenir de nos enfants est un combat que le gouvernement ne peut gagner qu’avec le concours et l’appui de tous“, a souligné François Mangari. De même, il a appelé à redoubler d’effort pour que l’enfant africain se sente protégé dans ses droits fondamentaux et pour qu’il reçoive une éducation convenable.

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