La réponse cinglante d’Arnold Nguéma à Paul Marie Gondjout qui accuse Paulette Missambo d’absolutisme

Suite à la note de l’ancien Secrétaire Exécutif Adjoint de l’Union Nationale (UN), Paul Marie Gondjout, qui s’en est pris violemment à l’actuel président du parti, Paulette Missambo, l’accusant d’agir avec une attitude autocratique d’hostilité, de supériorité et de rejet et estimant qu’elle n’avait pas le droit de délocaliser le siège de cette formation politique de l’opposition de façon unilatérale, sans aucun motif officiel. Arnold Nguéma a tenu en quelques lignes rafraichir la mémoire de ce dernier.

« Monsieur l’ancien Secrétaire Exécutif Adjoint,

Je n’utiliserai pas, comme vous l’avez fait, un papier entête de notre Parti, parce que, tout comme vous, je n’occupe aucune fonction de premier plan à l’Union Nationale.

Un adage de chez nous dit ceci :  » lorsque le village commence à être au courant des insuffisances sexuelles d’un homme, de ses ronflements nocturnes et autres petites choses qu’il ne partage que dans la très grande intimité, c’est que son épouse entretient des relations coupables avec un jeune homme du village à qui elle donne  ces informations de première main.

 » Votre dernière lettre ouverte à la Présidente de notre Parti – c’en est une, puisqu’elle a d’abord été publiée par les réseaux sociaux avant d’être remise au destinataire ! – cache difficilement les nombreux ressentiments d’un mauvais perdant. Pour vous donner une image de démocrate, vous avez, la mort dans l’âme, reconnu la victoire de Mme Paulette Missambo devant les caméras. Mais les nombreux militants qui assistions en direct à cet exercice d’hypocrisie politique avons pu lire dans vos yeux le feu d’une haine à peine contenue.

Aujourd’hui, s’agissant de l’ancien siège du Parti, le reproche que vous faites à la Présidente est de n’avoir pas informé les militants du transfert à effectuer. Parallélisme des formes aidant, par quelle note d’information sieur Zacharie Myboto nous avait-il informés de sa décision d’établir le siège de l’Union Nationale en sa propre résidence ? Simple argutie !

A Libreville, la majorité des partis politiques – même le PDG – délocalisent leurs sièges sans que cela ne suscite la moindre polémique. Nous comprenons votre problème… Ayant tout perdu après votre défaite électorale, vous comptiez conserver ne serait-ce que votre bureau et personne ne pouvait vous demander de le vider, puisque c’est votre chambre familiale. On pourrait évoquer d’autres raisons, mais passons !

Vous critiquez la décision de la nouvelle équipe dirigeante de reprendre le fichier des militants du Parti dont vous étiez le seul concepteur et le seul gestionnaire. Devrais-je je vous rappeler que pour le congrès de décembre 2020, vous y avez introduit plus de 200 militants fictifs, disons des « bœufs votants », qui n’avaient aucune carte de membre,  n’appartiennent à aucune cellule, aucune coordination. Comment ne pas comprendre votre réaction, la réaction de quelqu’un qui, comme au PDG que nous combattons, a initié une stratégie de fraude à partir d’un fichier corrompu.

Non, monsieur Gondjout, vous ne pouvez donner aucune leçon de démocrate à personne ! Auriez-vous oublié l’opération des procurations le jour du dernier congrès où vos équipes, sans le moindre scrupule, remettaient 40.000 francs par procuration à chaque mandataire ? Malgré tous ces tripatouillages, achats des consciences et autres manipulations, vous avez perdu l’élection !

Vous semblez  vous plaindre de ce que vos affidés ne font plus partie de l’équipe dirigeante du Parti. A qui la faute ? C’est bien la conséquence de la règle du jeu que l’ancien président et vous-même avez proposée et soutenue bien avant le congrès raté de décembre 2020. Quand Casimir Oye Mba appelait à un consensus pour désigner la nouvelle équipe dirigeante du Parti comme cela avait été le cas en 2010 et 2016, votre beau père refusait toute discussion allant dans ce sens, préférant s’en remettre au seul congrès souverain.

Maintenant que le congrès souverain a élu des responsables à tous les postes, comment peut-on y ajouter des personnes non élues ? Vous même et des militants de votre liste avez été consultés pour la composition du Bureau National, le gouvernement du Parti. En dehors de quelques cas, vous avez tous décliné l’offre avec la même formule à la bouche :  » nous préférons faire le travail de terrain. » Assumez maintenant !

Je note que depuis 12 ans, aucun responsable du Parti n’est allé étaler notre linge sale à l’extérieur. La mise à l’écart de notre propre candidat à l’élection présidentielle de 2016 par notre propre président, offrait pourtant une belle occasion de dénoncer les dérives tribales, de l’ancien président, mais le devoir de solidarité nous a tous obligés. Vous auriez pu retenir cette bonne leçon !

Enfin, votre missive à Mme Paulette Missambo semble confirmer les informations selon lesquelles vous cherchez à acheter un parti politique pour vous permettre de réexister. C’est ce qui justifie votre démarche outrancière. Ce serait alors une autre grossière faute politique !  Le peuple gabonais, tellement habitué à de tels retournements de veste, vous classera définitivement dans la rubrique des petits hommes. Si tel est le cas, les militants de notre parti et l’ensemble du peuple gabonais retiendraient de vous, l’image d’un mauvais perdant, quant-à moi, je vous dis bon vent ! »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

0 Commentaire
scroll to top