Lutte contre la Biodiversité : la police scientifique au secours des éléphants de forêts du Gabon

une famille d'éléphants de forêt d'Afrique, la femelle et les éléphanteaux, cherchent leur nourriture dans le parc de la station de Lopé le 28 novembre 1999. *** Local Caption *** La rencontre avec les éléphants est courante dans la parc des Monts Birougou.

Fruit d’un  cofinancement de l’Agence française de développement (AFD) dans le cadre du projet Eléphants pour la lutte contre le braconnage et le trafic d’ivoire au Gabon et dans la sous-région, et de la Banque mondiale (projet GeFaCHE, Gestion de la faune et des conflits homme-faune). Ledit projet permet d’apporter à la justice des preuves irréfutables sur le trafic des éléphants au Gabon.

À en croire nos confrères Afrique la tribune, ce projet est une grande innovation et d’un apport considérable pour les autorités gabonaises.  « Le projet est financé par l’Accord de conversion de dettes entre le Gabon et la France (ACD). 10 millions d’euros ont été investis dans ce projet de lutte contre la criminalité faunique dont le volet scientifique est notamment porté par le laboratoire d’analyse génétique de la faune [réhabilité en mars 2021, ndlr] », explique Gulnoza Callens (AFD), coordonnatrice du pôle environnement de l’AFD à Libreville. 

« Le laboratoire de police scientifique faunique nous permet d’apporter à la justice et aux institutions en charge de l’application de la loi, des preuves irréfutables. Aveux et témoignages ne suffisent plus […] Le Code pénal a été renforcé et les peines encourues vont de 10 à 15 ans de prison ferme assorties d’une amende de 10 millions de Fcfa pour les trafiquants », précise le docteur Aurélie-Flore Koumba-Panbo de l’ANPN.

Le laboratoire s’est fixé l’objectif d’apporter des renseignements sur l’origine géographique des produits saisis et l’ADN est utilisé pour le recensement national des éléphants. « Nous en avons dénombré 50 000 et nous attendons les résultats des derniers recensements des populations d’éléphants qui nous permettront de mesurer les résultats des efforts consentis pour leur protection », poursuit-elle, précisant que le laboratoire permet aussi de déterminer les causes de maladies fauniques.

« Le laboratoire est constitué de 5 pièces et d’un hall en guise de bureau. Il répond aux normes internationales et suit un sens unidirectionnel pour éviter toute contamination entre différentes salles qui pourraient biaiser nos résultats », indique Hugues Bikang Bi-Ateme, un jeune technicien de laboratoire en blouse blanche qui traverse l’endroit blanc et aseptisé, sous le regard attentif des « pisteurs d’éléphants » de l’ANPN dont les missions s’avèrent bien plus périlleuses…

C’est donc un projet innovant qui devrait permettre aux autorités gabonaises, d’apporter des preuves irréfutables à la justice en cas de trafic d’éléphants notamment l’éléphant de forêts très prisé par les braconniers.

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