Lutte contre la biodiversité : Le Gabon et le Costa Rica partagent une même vision

Guards in a truck full of elephant tusks awaiting destruction in Kenya. The tusks - from about 8,000 elephants - would be worth more than $105 million on the black market. Conservationists worry that there is a a real threat of elephants becoming extinct in the next 50 years because of poaching bankrolled by the illegal trade in ivory. Photo: Paul Hilton

C’est en tous cas, ce qui ressort de leur dernière déclaration commune. Bien qu’éloignés par des dizaines de milliers de kilomètres, le Gabon et le Costa Rica partagent une vision commune en matière de prévention et de combat contre la criminalité en lien avec la flore, la faune et plus généralement contre l’environnement.

Leader dans la sous-région d’Afrique centrale dans la lutte contre l’environnement et la protection de la biodiversité. Et, malgré la distance des continents et des deux pays, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba et son homologue du Costa Rica partagent désormais une vision commune en matière de prévention et de combat pour la protection de l’Environnement. Ces derniers viennent de rediriger un document afin que la prévention et la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages soient intégrées dans le cadre du droit pénal international à travers l’élaboration d’un nouvel accord mondial.

Autrement dit la mise en place d’un nouvel accord sur la criminalité liée aux espèces sauvages, prenant la forme d’un quatrième protocole à la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée (UNTOC) contre le trafic illicite de la faune et de la flore sauvages. Les trois protocoles existants portent sur la traite des personnes, le trafic illicite de migrants et la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu.

Il faut dire que, le Gabon et le Costa Rica possèdent une biodiversité parmi les plus uniques de la planète. Ces deux pays ont mis en place des zones marines et terrestres protégées et mènent des efforts pour lutter contre le trafic illicite de la faune et de la flore sauvages. Ils encouragent la conservation de la nature et reconnaissent son caractère central pour la protection de la biodiversité, la lutte contre le changement climatique, la prévention de futures pandémies liées à la faune sauvage, la sécurité et la création d’emplois décents. Ces deux pays ont également accepté d’unir leurs efforts dans le cadre de la Coalition Haute Ambition pour la Nature et les Personnes, qui regroupent plus de 60 pays interrégionaux appelant à la protection d’au moins 30 % des terres et des océans de la planète d’ici à 2030.

Pour le chef de l’Etat gabonais, « Les crimes contre les espèces sauvages constituent une menace pour la santé humaine et animale, entraînent l’extinction de nombreuses espèces, dégradent des écosystèmes entiers et leur capacité à séquestrer le carbone, privent les gouvernements de revenus, exacerbent la corruption, l’insécurité et la pauvreté. Si l’on considère l’impact de ces crimes sur les écosystèmes, la Banque mondiale estime leur valeur à 1 à 2 milliards de dollars par an », a souligné Ali Bongo Ondimba, chef de l’Etat gabonais.

Le président Costaricain Carlos Alvarado Quesada a recommandé la prudence et la prise en compte des nouveaux virus qui se développent dans le monde, « Le monde subit encore de plein fouet les conséquences d’une pandémie, qui provient très probablement de la faune sauvage. On nous signale qu’il existe des centaines de milliers de nouveaux virus qui pourraient passer de la faune sauvage à l’homme. Nous luttons contre le changement climatique et sommes alertés de la menace d’extinction d’un million d’espèces. Le trafic illicite d’espèces sauvages exacerbe toutes ces crises mondiales interdépendantes », dit-il.

Ainsi, au regard de l’ampleur des risques qu’en courent la planète et les humains avec la disparition des espaces sauvages, les présidents Ali Bongo Ondimba et Carlos Alvarado Quesada ont, dans une déclaration commune, déclaré qu’ « Il est temps de traiter les crimes contre la faune sauvage comme les crimes graves et hautement destructeurs qu’ils constituent. Nous devons à la jeunesse mondiale d’agir avec audace et rapidité pour nous assurer de transmettre une planète saine et prospère », affirment ces derniers.

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