PAT/Formation Emploi: Madeleine Berre explique la stratégie sur les rails

Très attendu, le bilan à mi-parcours de la réalisation du Plan d’accélération de la transformation (PAT) dans le secteur de la formation professionnelle et emploi, a été expliqué lundi 7 mars 2022, par le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle , Madeleine Berre.

Pour renforcer la pédagogie autour de l’action publique, les « matinées du PAT » ont été lancées par la Primature. Le second volet de ces « matinées du PAT » a eu lieu lundi 7 mars sur les thèmes sociaux. Le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle faisait partie des 4 ministres venus édifier les femmes et les hommes de médias sur les niveaux de réalisation du PAT.

Point de réussite du Plan d’accélération de la transformation sans des ressources humaines de qualité et en quantité. Le gouvernement semble l’avoir compris en mettant l’accent sur la formation. Dans ce domaine, on compte de nombreuses avancées telles que l’opérationnalisation du Centre internationale de formation et d’enseignement professionnels de Nkok, celui de Mvengué qui à également ouvert ses portes, la réhabilitation du Centre de formation professionnelle Fidèle Andjoua.

Etant donné que la formation professionnelle est devenue aujourd’hui la clé de voûte dans tous les secteurs de développement, il ne faut pas oublier la refonte du cadre législatif et réglementaire. Bien sûr, il reste encore la finalisation des travaux du Centre international multisectoriel de formation et d’enseignement professionnels de Tchengue à Port-Gentil, la mise en fonctionnement du centre des métiers du transport et de la logistique d’Akanda, la revue des curricula en fonction des besoins réels du marché de l’emploi, la formation des formateurs, le recrutement, la réfection et l’extension des 9 centres en cours. Des avancées qui permettront de passer de 2 000 places disponibles à 8 000 places.

Cette nouvelle stratégie présentée par le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Madeleine Berre, se fixe plusieurs priorités. D’abord, permettre une adéquation entre l’offre de formation et la demande du marché en évitant les déséquilibres enregistrés dans certains secteurs comme le BTP, qui connaît un déficit en compétences, et l’industrie qui a perdu un nombre important d’emplois.

Pour y parvenir, le nouveau code du travail a été promulgué, une plateforme internet a été mise en place par l’ONE pour mettre en relation offreurs et demandeurs d’emploi. Notons que l’ONE a été réformé pour donner place au pôle national de promotion de l’emploi, l’ouverture d’antenne de l’ONE à Koulamoutou, la réforme sur le décret d’attribution des bourses d’études et la réflexion sur le salaire minimum agricole.

Un bilan à mi-parcours certes jalonné de succès, mais il reste encore l’arrêté sur l’obligation faite aux entreprises de plus de 20 employés d’embaucher 5% en contrat d’apprentissage, la révision du décret relatif à l’emploi de la main d’œuvre étrangère, l’adoption du statut spécifique de rémunération pour la main d’œuvre agricole, la mise en place et l’animation du réseau de sa DRH, la publication dans le journal officiel du texte instituant le pôle national de la promotion de l’emploi ainsi que l’ouverture d’un bureau ONE à Ntoum.

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