Présidentielle 2023: Déjà mal en point, l’opposition gabonaise encore divisée avec la création d’une nouvelle coalition, le CORP

Dans l’opposition gabonaise, un fossé semble désormais se creuser entre les différentes tendances. Après la coalition pour la nouvelle République, chapeautée par Jean Ping, sept partis de l’opposition ont également décidé de se coaliser pour engager leurs militants à conquérir le cœur des gabonais. Il s’agit de l’Association pour le socialisme au Gabon (APSG), du Front d’égalité républicaine (Fer), de la Cause Commune pour le développement du Gabon (CCDG), du Parti socialiste unifié (PSU), du Mouvement démocratique pour la justice sociale (MDJS), du Forum africain pour la reconstruction (Far) et du Front démocratique et culturel (FDC).

Les divisions s’accentuent au sein de l’opposition Gabonaise. Les bastions naturels des partis politique se trouvent ainsi dispersés non plus entre plusieurs courants mais entre de véritables coalitions qui veulent faire de la conquête du pouvoir leur cheval de bataille lors de la prochaine élection présidentielle prévue en 2023. Ainsi, 7 partis politiques de l’opposition ont annoncé la création d’une nouvelle coalition dénommée le « Congrès des partis politiques de l’opposition républicaine et patriotique » (CORP).

L’annonce a été faite le 20 janvier dernier lors d’une réunion de concertation. « Les partis politiques de l’opposition se sont accordés sur la création d’une coalition politique dénommée Congrès des partis politiques de l’opposition républicaine et patriotique, en abrégé CORP », a déclaré Bonaventure Nzigou Manfoumbi, le président du Fer et porte parole de la nouvelle coalition.

Même si contrairement à certains autres partis d’opposition, ceux composant le CORP reconnaissent les réalisations de l’actuel gouvernement, en terme de construction de nouveaux établissements scolaires et l’encouragent à plus d’efforts dans tous les projets visant à améliorer les conditions de vie des gabonais, l’intention de ces opposants est, de mettre fin à plus d’un demi siècle de règne d’une même famille (El Hadj Omar Bongo Ondimba qui a été remplacé après 42 ans de règne sans partage par son fils Ali Bongo Ondimba depuis 13 ans).

Mais des observateurs estiment qu’il leur sera difficile de parvenir à leur but en y allant divisés, avec plusieurs candidats. Plusieurs partis ou figures de l’opposition ont en effet annoncé, officiellement ou officieusement, leur intention de se présenter lors de la présidentielle de 2023. C’est le cas d’Alexandre Barro Chambrier (RPM), Paul-Marie Gondjout (UN), Charles Mba (), Mike Jocktane, etc., qui devraient être bientôt rejoints par Jean Ping (CNR), Guy Nzouba-Ndama (Les Démocrates), un autre candidat au sein de l’UN, un au sein du collectif « Appel à agir », etc. On peut donc craindre une dispersion des voix et une faible mobilisation des militants de l’opposition. Ce qui risque de lui être préjudiciable pour la bataille électorale annoncée rude par les partisans du Chef de l’État.

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