Protection de l’environnement : « Le trafic d’ivoire sert à financer Boko-Haram » dixit Lee White.

C’est ce que vient de révéler nos confrères du média ‘’Afrique la tribune’’, l’éléphant de forêt du Gabon serait l’objet de toutes les conversations, en Afrique notamment au Gabon. Les autorités compétentes pour ce faire, viennent de prendre des mesures drastiques pour protéger cette espèce en voie de disparition.

En effet,  l’éléphant de forêt, est à la croisée des enjeux gabonais et s’impose comme un indicateur-clé en matière de sécurité nationale. La preuve,  il y a de cela quelques mois, le chef de l’Etat, Ali Bongo réclamait l’inscription du braconnage dans le droit pénal international. Pour dit-on protéger cette espèce dont plus de 50% se retrouvent dans les forêts gabonaises.  

Le nombre étant sans cesse en baisse dans la sous-région, le pachyderme a encore  mauvaise presse.  Il subit la dégradation de son habitat du fait de la multiplication des exploitations forestières, l’opprobre des villageois menacés par ses razzias dévastatrices sur leurs cultures vivrières et les raids des braconniers, indique le  média ‘’Afrique la tribune’’.

Pour Lee Wight, le ministre de l’environnement, « Le trafic d’ivoire sert à financer Boko-Haram».  Avant  d’indiquer qu’,  « Il existe une corrélation entre le trafic d’éléphants et l’insécurité […] Quand on suit l’ivoire, une partie part vers le Nigéria. Le trafic d’ivoire sert à financer Boko Haram, donc s’attaquer à ce trafic, c’est aussi lutter contre les milices. Il n’y aura pas de paix et de sécurité en Afrique sans protection des ressources naturelles », assure-t-il. 

L’opération n’est pas sans risque. « Lorsque j’étais à la tête de l’ANPN [Agence nationale des parcs nationaux, ndlr], j’étais en contact direct avec les braconniers. C’est le combat d’une vie. Tout le monde sait que je ne suis pas un ministre ordinaire ». Britannique de naissance, docteur en zoologie, le ministre a passé des années à étudier la faune africaine avant de faire une rencontre décisive en 2020, en la personne de feu Omar Bongo.

Avant de préciser que,  « On a 15 ans de travail pour créer une industrie de l’écotourisme, qui est surtout une pratique anglophone. Ici, dans un Gabon francophone, les lois françaises font peur et freinent l’investissement dans l’écotourisme ». Et pour développer ce secteur de l’écotourisme,  le ministre affirme avoir déjà mis en place des stratégies capables de développer ledit secteur, à travers la construction des premiers écolodges 4 étoiles du pays (ACDG pour un coût de 30 millions de dollars).

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