Rebondissement dans l’affaire Colas: Accablé par une enquête à Madagascar, Colas revoit son offre au Gabon

Défendu bec et ongle par la presse de l’opposition locale, la direction du groupe de BTP français Colas a entre deux mots reconnu la surfacturation des travaux de réfection du tronçon routier pk5-pk12 et a accepté, juste avant Noël, de revoir son offre tarifaire de la rénovation de la seule voie d’accès à Libreville. Une décision qui intervient après  des pourparlers engagés dans la capitale gabonaise, entre un cadre du groupe, Benoit Chauvin et la Task force, représentée par Pierre Duro.

En effet, le numéro deux de l’unité Business Developpement du groupe et ancien directeur général adjoint Afrique de Colas, Benoit Chauvin était à Libreville le 20 décembre 2021 parlementer avec les autorités gabonaises qui contestaient vigoureusement le coût de la rénovation – construction en 2×2 voies du tronçon PK5-PK12, long de 6,430 kilomètres. 

En effet, il nous souviendra que les travaux de la Taskforce sur la dette extérieur avaient mise à nu une surfacturation de la part de cette société de BTP. L’entreprise Colas, maître d’ouvrage sur ledit projet aurait sans scrupule facturé à l’État gabonais 10 milliards de Fcfa le km quand le prix moyen est compris entre 800 millions et 1 milliards de Fcfa. 

Ecorné depuis peu par une enquête de la Banque Mondiale sur ses activités à Madagascar, Colas a donc préféré jouer la carte de l’apaisement au Gabon. Après moult échanges avec le responsable de la Taskforce sur le règlement de la dette extérieure Pierre Duro, la société française via son émissaire a finalement accepté de revoir son offre en proposant de bitumer à ses propres frais 9,5 km de route supplémentaires. Une juste compensation dira-ton.

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