Vente de crédits carbone : un coup de maître du Gabon qui pourrait faire toute la différence

Le pays d’Ali Bongo Ondimba très impliqué dans la lutte contre le changement climatique et la préservation de la nature, a récemment lancé une opération d’émission de crédits carbone dont le but est essentiellement de contribuer  à protéger sa forêt tropicale.

Considéré comme étant la plus grande de tous les temps, le crédit carbone du Gabon est d’une valeur potentielle de plus de 2 milliards de dollars. Fort de ces données, le gouvernement gabonais qui a récemment lancé une émission de crédits carbone est actuellement en pourparlers avec une grande compagnie pétrolière. Selon certaines informations il semblerait que le fondateur d’Amazon soit également intéressé par ces crédits.

Selon les experts, une vente réussie de ces crédits carbones donnerait aux nations de la forêt tropicale et aux défenseurs du climat une foi renouvelée. En effet, les pays et les entreprises se sont engagés à être neutres en carbone, conformément à l’accord de Paris sur le climat. Mais passer aux énergies renouvelables ne les mènera pas jusqu’au bout. Alors ils achètent des crédits carbones. Si les crédits sont achetés directement à la source, le pays reçoit tout l’argent et toute la forêt tropicale est à l’abri.

L’afflux d’un milliard de dollars ou plus au Gabon servirait de catalyseur économique qui non seulement ajoute de la valeur aux forêts, mais crée également des revenus indispensables pour les infrastructures. Cela générerait également de nouveaux emplois liés à la gestion forestière et à la fabrication de meubles domestiques – toutes des voies potentielles pour une population extrêmement jeune qui sortira de l’école et aura besoin de travail.

Pour rappel, les forêts du Gabon font partie du bassin du Congo. Plus précisément, le Gabon a absorbé 1 milliard de tonnes de CO2 entre 2010 et 2018. Dans le cadre de la REDD+ – un mécanisme financier destiné à récompenser les pays pour la sauvegarde de leurs arbres – le Gabon est autorisé à vendre des crédits d’une valeur de 90 millions de tonnes. L’accord de Paris a adopté ce mécanisme financier en 2015.

source Forbes

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

0 Commentaire
scroll to top